Les longues et dures années du règne du « conseil de la révolution » ont incrusté dans l’imaginaire des algériens, comme le font tous les régimes totalitaires l’image d’un pouvoir inébranlable.Le prétentieux label de qualité dont on affabulait les services de renseignements jusqu'à rivaliser avec la CIA et le KGB en est un exemple pertinent.
On prête donc à nos « décideurs de l’ombre » des capacités de nuisance démesurées, et dés le début des attentats terroristes de la fin des années quatre vingt, pratiquement personne ne croyait que quelques dizaines de bonhommes sommairement armés pouvaient en être les auteurs sans les obligatoires commanditaires.
C’est ce qui a inspiré une certaine opposition à clamer le sordide et machiavélique « qui tu qui » avec la sérénité et le calme olympien du lac Léman, repris par la suite avec acharnement par ceux qui ont vu une aubaine de se disculper des crimes dont ils sont directement ou indirectement responsables.
Il semble donc à mon sens assez logique de se demander aussi qui pose cette question et à qui elle profite ?
Et quand on constate que les deux plus importants postes de l’état sont aujourd’hui aux mains de personnes naguère proches de cette thèse, et que la question continue à être posée avec la même fermeté, on ne peut que concéder la complexité du débat et la sacrée dose de lucidité qu’il faut garder pour ne pas tomber dans… le panneau !
publié par B_Nacer dans: Actualites


