Encore une fois, Sonelgaz n’a pas attendu longtemps, après les somme toute relatives et disparates augmentations de salaires, pour projeter de relever ses tarifs. La technique est la même depuis longtemps : On vous annonce à grands renforts d’interview et de déclarations qu’il n’y aura pas d’augmentation dans l’immédiat mais que celle-ci est inéluctable.Facon de faire avaler la pilule aux consommateurs en douceur en usant d’une psychologie de masse qui a prouvé son efficacité. Le scenario se répete à chaque relèvement de salaires. Ce qui ramène à dire que l’état renfloue les caisses de cette entreprise en faisant transiter l’argent par les bulletins de paie du pauvre travailleur.
Aujourd’hui, avec les différentes taxes figurant sur les factures d’électricité, celles-ci sont devenues un outil d’imposition pénalisant très fortement les petits citoyens n’ayant d’autre revenu que leur salaire. Les contribuables algériens (sauf ceux de la boite en question, qui bénéficient de larges réductions sur leurs consommations énergétiques !) sont donc contraints de financer les projets d’investissement de cette entreprise à chaque petit soubresaut de la grille des salaires.
Même s’il est établi que le piratage augmente proportionnellement à l’augmentation des tarifs, ( ce que feignent de ne pas comprendre nos eclaireurs), les citoyens qui n’usent pas de ces procédés prohibés, devront donc bientôt reverser à sonelgaz les quelques sous qu’ils viennent d’obtenir. Ce qui me fait penser que l’UGTA serait bien inspirée de faire participer Sonelgaz aux négociations salariales avec le gouvernement. En restant cohérent dans le raisonnement, celle-ci sera d’un grand apport aux syndicalistes.
publié par B_Nacer dans: Actualites



