"Quand nous serons enfin libres, nous empêcherons même les oiseaux de chanter ". Ce tonitruant paradoxe de Lounis Ait-Menguellat datant du début des années 80 est d’une actualité affligeante par les temps qui courent ! Même en choisissant de se taire par décence et par respect pour une région qui mérite beaucoup plus que le spectacle qu’elle nous livre ces derniers temps, il s’en trouve toujours quelques plumitifs, dont la célérité pour l’invective et l’insulte n’a d’égale que la perfidie et l’asservissement de leur plume à des intérêts douteux, pour venir nous chatouiller en s’acharnant sur un poète dont un des torts est d’avoir justement prédit leurs méfaits.
Des produits semi œuvrés de l’école algérienne, râlant dans les trois langues mais n’en maîtrisant aucune, quelques piteux militants de la division, des trois quarts d’artiste, des ratés de tout bord ayant trouvé leurs repères par la grâce d’une aliénation culturelle effrayante à laquelle
D’autres égarés, trainant inconsciemment dans leur esprit un chauvinisme souffreteux hérité de la "culture unique" ,et donc prompts à balayer « d’un revers de la main » tout autre son de cloche, s’inventent "des espaces de liberté", pour répandre sur le net l’exclusion et le mépris par le mensonge et la calomnie hérités aussi de leur géniteurs spirituels auxquels comble du ridicule, ils clament également leur opposition.
Que peuvent donc reprocher toutes ces petites gens au poète ? Sa présence dans un meeting populaire, sa participation à l’année de l’Algérie en France, et son "récurrent silence" , agrémentés bien sur de quelques mensonges pour vite conclure sur un prétendu reniement qui aurait déçu leur conjencturel attachement à la liberté et la démocratie.

J’aimerai dire ici toute ma satisfaction de constater que Lounis dérange les extrémistes des deux bords, en leur faisant ressasser le même discours misérable uniquement porté sur son emploi du temps et sa vie privée.Il y en a même qui ont profité du dernier procès de son fils, pour venir nous raconter leur peine et leur compassion pour les damnés de la terre, que personne ne défend, sauf eux, les terribles résistants qui font vaciller le pouvoir derrière leur pupitre d’ordinateur, par le volume de la fumée de cigarettes qu’ils propulsent sur El Mouradia.
L’autre tort de Lounis est incontestablement d’avoir produit une œuvre inaccessible aux bourses modestes de la langue Kabyle et aux esprits médiocres. C’est l’unique et récurrent reproche que lui font sans le dire les champions de la contestation maintenant qu’elle est banale à pleurer. Parce que pour ceux qui connaissent ses textes , lui reprocher le silence est un aveu pathétique de la vache qui regarde un train passer. Et c’est là le plus bel hommage que peut rendre la prétention au talent.
Alors chante Lounis tant que le ciel….
Commentaires
C'est effectivement la principale raison. Merci pour vos encouragements.
je voudrais savoir mon frère de quelle troisième langue tu parle, à ma connaissance on a que deux langues officielles en algerie ,le berbére et l'arabe,la langue française n'est pas algerienne et ne l'a jamais été.
alors pourquoi cette amalgame .......
Azul Nacer! C'est bien connu tout ceux qui dérangent sont dans le mauvais camps. Tout ceux qui veulent faire avancer la Kabylie sont des parias....pour ceux qui sont contre, et pourtant ces gens sont des gens de coeur qui n'ont d'espoir que de retrouver leur Kabylie comme elle était avant l'arrivée du pouvoir arabe. Chanter et crier leur amour pour leur racine, leur peuple.
Lounis est un grand, Lounès est un grand, et tellement d'autres qui essaient de faire sortir la Kabylie de son sable mouvant.
Bravo à toi pour ton blog, il est super.
Il faut continuer de parler de cette belle et rebelle Kabylie que j'adore malgré mon sang québécois.
Ar tufat!!
Ange Nic
Le pouvoir n'est ni arabe ni Kabyle, il est algerien. La Kabylie doit marquer son droit à la différence sans prétendre refaire l'histoire. Ses énemis sont ceux qui veulent justement l'exclure de son cadre naturel qui est l'Algerie, et ceux qui veulent l'intégrer sans respecter sa spécificité. C'est ce combat là que méne Ait Menguellet qui dérange les baathistes du pouvoir et les va-en-guerre de la Kabylie. Je vous remercie beaucoup pour votre passage et votre commentaire et surtout pour l'interet que vous portez à la Kabylie.A bientot.
l'histoire se repete toujours la meme mentalité
a nos risque est périle .
Ait Menguellat est en avance sur son temps.C'est normal qu'il soit incompris.Quand on écoute le rai le chaabi et tous ces chanteurs kabyles à 2 sous, Ait Menguellet parait venir d'une autre planete.Salutations.
tres juste votre article.merci beaucoup pour ce que vous faites pour dire certaines verites.azul agma
tanmirt ik agma. Lounis darggaz yiffen irggazen.



meskine. qui l'a insulté? Je n'ai pas entendu.
chouf le rcd