Face à la royale démission de l’état devant l’endémique problème de l’insécurité, la majeure partie des citoyens a fini par se résigner à son sort, en s’adaptant chacun autant que faire se peut, au racket des parkings sauvages, au squat des trottoirs et d’entrée d’immeubles, à la réquisition de rues entières, au terrorisme routier, aux kidnappings et disparitions d’enfants, au vol, au viol, aux agressions etc…Nos autorités ont la fâcheuse tendance de toujours privilégier la politique de l’autruche, devant tous les désastres présents ou annoncés, ne sortant de leur torpeur que quand c’est déjà trop tard ou que les équilibres vitaux de l’état sont sérieusement menacés. Elles se retrouvent alors souvent, dans des situations inextricables ou le mal initial se fond dans la multitude d’autres qu’il a générés.
On peut comprendre la stratégie qui consiste à faire le dos rond dés qu’il y a menace de subversion de masse pour certaines périodes difficiles par lesquelles nous sommes passés, malheureusement tout porte à croire que l’exception est devenue la règle.
On évoque par exemple aujourd’hui chez nous, même si c’est du bout des lèvres, l’organisation de l‘auto-défense face à ces hordes de malfaiteurs opérant en toute impunité. C’est une situation similaire qui a donné naissance aux tristement célèbres escadrons de la mort au Brésil dont on ne s’est jamais débarrassés.
Avant d’arriver à ce genre d’extrémisme qui consacre la faillite de la politique sécuritaire, si tant est qu’il en existe une, nos maitres à penser devraient peut être se pencher un peu plus sérieusement sur les inquiétudes de leurs citoyens. La sécurité des biens et des personnes relève de la responsabilité de l’état parait-il, et faute de ne pas l’assumer, celui-ci devient alors coupable.
Commentaires
L'éetat est occupé au 3eme mandat de boutef, desole pour les citoyens.
Commentaire n° 1 posté par: nadir le 27/04/2008 - 23:17:29
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