Le CERN va bientôt inaugurer le grand collisionneur d’hadrons (LHC) qui est un gigantesque instrument scientifique situé près de Genève, enfoui à plus de 100 mètres sous terre.C’est un accélérateur de particules, avec lequel les physiciens vont étudier les plus petites particules connues : les composants fondamentaux de la matière. Le LHC se propose de révolutionner notre compréhension du monde, de l’infiniment petit, à l'intérieur des atomes, à l’infiniment grand.
En faisant entrer en collision frontale deux faisceaux de particules subatomiques dans les 27 kilomètres de la circonférence du collisionneur du LHC à une vitesse proche de celle de la lumière et à de très hautes énergies, le LHC va recréer les conditions qui prévalaient juste après le Big Bang. Des équipes de physiciens du monde entier analyseront les particules issues de ces collisions en utilisant des détecteurs spéciaux.
L'une des prédictions du modèle standard, cependant, devrait prendre plus d’un an à être vérifiée. Elle devrait se trouver dans les 100 événements par seconde intéressants observés et sélectionnés par les détecteurs et les ordinateurs ( plus de 3 000) dans le gaz chaud et dense de particules produites reproduisant les conditions de l’ère hadronique du Big Bang. Il s'agit du boson de Higgs.
Le boson de Higgs est une particule prédite par le modèle standard de la physique des particules. Elle constitue en quelque sorte le chaînon manquant de ce modèle. En effet, elle est supposée expliquer l'origine de la masse de toutes les particules de l'Univers (y compris elle-même !), mais en dépit de cette caractéristique fondamentale, elle reste encore à découvrir puisque aucune expérience ne l'a pour l'instant observée de façon indiscutable.
C’est à cette extrême importance scientifique que l’hypothétique boson doit son appellation de « particule de dieu ». Ceci justifie largement pour les physiciens les quelques 3 milliards d'euros dépensés dans le plus grand guet apens du monde !
publié par B_Nacer dans: Sciences & Nature


